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Les anecdotes du périple américain

…ou “tout ce que vous ne pouvez pas imaginer qui nous soit arrivé”

18 juillet 2013, 09:53 – Troisième partie

« Zut, je prends ma doudoune sans manche ou mon Perfecto ? », je réfléchis, consulte Météo Internationale…hummm Las Vegas en mars il n’y fait pas si chaud, d’ailleurs nous avons décidé de shooter dans une piscine couverte pour que les Beauties n’aient pas les lèvres violettes sur les photos !

Bon cela ne résout pas mon problème de vêtement : doudoune ou Perfecto ?

Aéroport Charles de Gaulle: 7 mars au matin, tôt, très tôt : devinez lequel d’entre nous n’a pas validé sa demande d’ESTA jusqu’au bout (l’équivalent de l’ancien visa) et risque de ne pas partir et de rester sur le tarmac avec ses 150 kilos d’éclairages, de câbles, d’appareils en tout genre ? Heureusement ce jour là les Dieux de la photographie sont avec nous et grâce à un sprint mémorable et une saisie record sur un ordi de fortune ce fameux document est validé. Ouf ! J’ai cru que j’allais devoir faire les photos moi même, autant vous dire que malgré mes années chez Harcourt je n’ai pas le talent de « vous savez qui »…

Un vol très long, très frais à cause d’une climatisation récalcitrante (et qui aura raison de mes sinus) et un arrêt à Chicago en hommage à notre Maître Pierrot qui naquit dans cette ville il y a désormais un certain temps. Rien à signaler de particulier hormis notre hâte à en découdre avec cette production franco-américaine.

Bref rappel des faits : je ne connais Herelle que via Skype, nous avons quasiment tout réglé grâce à ce média et nous allons tenter de réaliser un film qui lancera CARDO Paris à travers le monde entier !

Après le premier brief avec l’équipe in situ nous avons notre check list : restent à trouver des kilomètres de câbles avec prises américaines, des tissus opaques pour calfeutrer les vitres de la piscine, des ampoules au voltage local pour que les projecteurs Fresnel emportés dans nos bagages n’explosent pas et une toute petite pièce ridicule manquante sur le capot de l’appareil qui sera mis en caisson et immergé…. cette satanée pièce va nous donner du fil à retordre et nous permettre de connaître mieux que quiconque les zones industrielles de Las Vegas, là où se nichent les magasins spécialisés servis par des hommes à catogans.

Nous roulons dans un véhicule confortable, nous sillonnons les routes sans nous égarer : merci au GPS in french, tout est plus facile avec la technique.

Rassurez-vous, nous avons déniché la pièce en question pour que l’appareil puisse être immergé, décidément les cieux nous sont propices, l’appareil n’est pas de l’année et les pièces ont changé bien entendu mais nous sommes « lucky » et le photographe américain l’a trouvé pour nous ! Merci Corey !

CARDO Paris maillot de bain haut de gamme piscine sport molitor

Durant l’installation du matériel à la piscine un projecteur (éteint) est tombé dans l’eau, Cathy et Bruno ont pris un cours en accéléré avec Pierre sur l’art de câbler, diriger les projecteurs et les réflecteurs. Dans ces moments là ça pulse, ça va vite, il faudrait presque devancer ses intentions, si vous n’agissez pas assez vite, il viendra vous expliquer ce que vous devez comprendre en vous montrant la différence entre un bon et un mauvais éclairage.

Les Beauties ont découvert un french photographer qui a shooté en caleçon (eh oui), qui a usé d’un franglais hilarant et bien entendu, sans le faire intentionnellement à  détourné des expressions françaises qui ne signifient pas du tout la même chose en anglais. N’insistez pas, je ne dirai rien de plus.

Les Beauties, une fois la surprise passée d’avoir à faire à un personnage aussi truculent ont su apprécier et se réjouir avec nous des blagues de notre artiste. Le lendemain lors des séances pour les portraits elles sont en confiance et rient de bon cœur aux excentricités de ce dernier.

N’avez-vous jamais eu d’envie subite qui vienne dont ne sait où ? Eh bien voyez vous en traversant la ville pour la énième fois j’ai avisé un magasin de friandises typiquement américaines, de celles que l’on dévore au cinéma faites d’une cacahuète enrobé de chocolats de diverses couleurs très chatoyantes… vous voyez ce que je veux dire ? Voilà nous y sommes : rien ni personne ne pouvait se mettre entre ces _ &_’s et moi, il m’en fallait, j’en mourrais d’envie alors que je n’en mange JAMAIS. Une première incartade au paradis de l’arachide avec Cathy nous permet d’en ressortir avec un sachet de taille honorable. Nous sommes héroïques car dans ce temple du marketing, des hôtesses nous attirent et nous allèchent avec des seaux de bonbons à goûter sans modération: horreur, malheur !

Je vous fais grâce de notre second voyage en _&_’s pour aller rechercher une cargaison de ces maudites friandises. J’ai cru que Pierre Anthony ne me pardonnerait jamais de l’avoir fait marcher 5 kilomètres sous une pluie battante pour assouvir cette pulsion soudaine.

J’ai bien fait de prendre ma doudoune sans manches…Avec tous ces _ &_’s j’ai pris du poids et ne pourrai plus entrer dans mon Perfecto ! (cf. la photo ci-après de nous 4 reconvertis en sucrerie).

Vous avez tous vu l’avion qui apparaît au début du film CARDO le casting ? Pour filmer cet appareil nous avons passé une matinée derrière les grilles de l’aéroport installés sur une aire dédiée aux curieux qui souhaitent regarder, filmer ou photographier les avions. Pierre Anthony, toujours lui, assistés de nous trois, ses assistants dévoués, a au péril de sa vie filmé l’atterrissage d’avions toutes compagnies confondues depuis le toit de notre voiture ! Oui vous avez bien lu !

CARDO Paris - Pierre Anthony Allard
CARDO Paris – Pierre Anthony Allard
CARDO Paris - Pierre Anthony Allard
CARDO Paris – Pierre Anthony Allard

Sur le toit! 

Toutes les zones industrielles vous dis-je! Prêt à tout Rien ne peut plus l’arrêter… Il est né là!

« Celle là on ne me l’avait jamais faite » m’a t-il dit lorsque je lui ai expliqué le scenario et ce qu’il devrait faire. Debout sur le toit, tenu par le bout de son pied d’appareil photo il a mitraillé à tout va durant deux heures pour ces quelques secondes d’image.

Enfin satisfaits nous voilà de retour dans la voiture, nous nous éloignons de l’aéroport lorsque nous avisons un« spot » parfait où les avions sont quasiment en phase d’atterrissage sur nos têtes ; d’un seul homme nous décidons de nous arrêter et de refaire des images de ce point de vue là. Nous garons consciencieusement la voiture sous le panneau « interdiction de stationner sous peine d’emprisonnement » et continuons nos prises de vue jusqu’à l’arrivée musclée des forces de l’ordre abasourdies de voir 4 frenchies de totale mauvaise foi qui leur expliquent qu’ils ne font rien de répréhensible et vont s’en aller de ce pas.

Une fois notre travail fini je dois vous avouer que nous avons consacré quelques jours à baguenauder à la découverte de la ville et ses kilomètres de casinos pris d’assaut par des hordes de touristes. Oui nous avons joué, oui à nouveau nous avons tout perdu pour la simple et bonne raison que nous n’avons jamais saisi comment et quand appuyer sur les boutons des bandits manchots : nos dollars aussitôt insérés dans ces diables voraces étaient immédiatement digérés et perdus !

Pour la partie culturelle, nous avons eu la chance d’aller assister à une représentation du spectacle « Le Rêve ». Si je vous dis “impressionnant”, je suis encore en deçà de la réalité, 60 artistes virevoltent, sautent, jonglent, chantent, le tout sur des structures escamotables au milieu d’un bassin où plongent les artistes de 25 mètres de haut. Les artistes sont en robe de Princesse, chaussées d’escarpins et s’enfuient sous la scène en plongeant avec des candélabres en main… Epoustouflant vous dis je ! Un vrai grand show à l’américaine. Si vous passez par Vegas, n’hésitez pas et allez les applaudir.

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